Tensions nationales : Canada et Estonie
Alors que les championnats mondiaux de hockey sur glace se tiennent en Russie, le choix du capitaine de l'équipe canadienne choque. En effet, quelle ne fut pas la surprise de bien des francophones canadiens de voir que Shane Doan a été choisi pour remplir ce rôle hautement symbolique. Cela crée une telle polémique que les Libéraux et le Bloc québécois ont condamné ce choix.
Shane Doan aurait, lors d'un match à Montréal en 2005, tenu des propos racistes envers les arbitres francophones. La Ligue nationale de hockey (ligue pour le Canada et les États-Unis) avait décidé de ne pas sévir contre lui. Il faut dire qu'il y a au Canada un certain silence complice pour de tels propos lorsqu'ils sont dirigés à l'endroit de francophones dans les milieux sportifs. En effet, la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) continue de donner une place de choix à Don Cherry, un ancien entraîneur recyclé en commentateur sportif, même s'il s'est souvent fait remarqué pour des propos peu flatteurs envers les joueurs Canadiens français et les joueurs européens. Le problème, c'est que CBC est une société d'État financée par les contribuables...
Alors que l'histoire du capitaine de l'équipe de hockey naitonale fait parler au Canada, une histoire de tensions nationales encore plus vives se déroule en Estonie. La décision d'enlever une statue de soldat soviétique deplait énormément à la population russophone d'Estonie, qui compte pour le quart de la population totale. Alors que ces derniers y voient un symbole de lutte contre le nazisme, plusieurs estoniens considère qu'elle évoque plutôt l'occupation soviétique qui s'est terminée en 1991.
La capitale, Tallinn, en est à sa deuxième nuit d'émeutes.
Comme quoi les symboles continuent d'attiser des tensions nationales. Alors qu'au Québec le terme nationalisme est plutôt synonyme de souveraineté, il continue d'évoquer un lourd passé sanglant que les Européens tentent d'oublier. Par contre, il n'est jamais très loin...