6 posts tagged “canada”
Les Canadiens sont-ils plus riches aujourd'hui grâce à la hausse vertigineuse de la valeur de la devise canadienne? Si on demandait à un Américain, il répondrait peut-être oui... Il y a trois ans à pareille date, le dollar valait 73,20 centimes de USD. Lundi matin, il en valait 94,44. Pour tout vous dire, c'est la première fois de ma vie que ça se passe. En effet, pour retrouver une valeur aussi près du dollar américain il faut retourner 30 ans en arrière.
C'est toujours tentant de s'exciter quand la valeur de notre devise nationale augmente. C'est souvent signe que le dollar redevient une devise recherchée et que l'économie canadienne est en santé. Or justement, pour qu'elle reste en santé il faut que nos échanges avec les États-Unis se poursuivent à un bon rythme. Après tout, sur l'ensemble du commerce extérieur canadien, celui avec les États-Unis en représente plus de 85% à lui seul. Mais s'il devient trop cher pour les Américains de payer en devise canadienne, ces derniers chercheront sans doute à se fournir ailleurs. Ce qui serait mauvais pour nos exportations. Bon, ça fait un peu simple expliqué comme ça, mais voilà ce qui inquiète, avec raison, les producteurs canadiens qui dependent du marché américain. Heureusement, la Banque du Canada va tenter de contrôler tout ça pour 'juguler' cette hausse en augmentant les taux d'intérêt.
Bon, il fallait un s'y attendre mais certains Québécois n'ont pas aimé la couverture journalistique des élections présidentielles françaises. Encore une fois ce matin je lisais la lettre d'opinion d'un prof d'histoire (la plupart sont des séparatistes convaincus) qui critique ce qu'il appelle la colonisation volontaire des Québécois face à la France. Évidemment, il a fallu qu'il déterre les Plaines d'Abraham, notre histoire de colonisés (d'ailleurs, il reste beaucoup de colons au Québec...) et notre attachement à la France. Ça pue quoi? Ça pue le Québécois moderne qui a construit son identité dans les années 60 et 70 en rejetant tout ce que nous avions comme tradition, y compris la religion, pour fonder ses espoirs sur des projets de séparation dans un pseudo modèle social-démocrate qui n'attire plus (tout comme la séparation, qui n'a de toute façon jamais tenté plus d'un Québécois sur deux...). Par contre, aussi détestable puis-je trouver un tel texte, son avant dernier paragraphe est digne de mention puisque c'est le seul qui renferme de bonnes observations 'objectives'. Il critique en effet le manque d'intérêt des médias francophones au Canada pour les autres questions européennes, pour les autres pays d'Europe et pour des enjeux qui modèlent davantage le monde du XXIè siècle. Sauf que là, ce n'est pas en critiquant la couverture des élections françaises que le problème se règlera, mais en utilisant plutôt nos forces pour critiquer le puit d'imbécilités qu'est devenu Radio-Canada (surtout à la télé), le fait que les Québécois prennent la plupart de leurs informations à la télévision et que dans une capsule de 1:30 min. il est plutôt difficile d'expliquer quelque chose de complexe (comme un problème aux institutions européennes, par exemple), la presse écrite québécoise qui est concentrée majoritairement dans les mains de deux compagnies, etc. Bref, je dis bravo si les élections françaises ont été suivies au Québec (de toute façon, selon la logique du type il ne faudrait pas parler autant des conflits au Moyen Orient puisque ça ne nous concerne pas).
Voici son texte : lien
La vérificatrice générale Sheila Fraser vient de déposer un rapport désastreux sur l'état des Affaires étrangères canadiennes. Elle note le manque de plan d'avenir, de vision d'ensemble, de ressources humaines bien gérées, d'efficacité, un problème quant à la capacité des employés de parler plusieurs langues (ici j'imagine que le français, pourtant langue officielle, en prend un coup) de même qu'une sécurité et des salaires insuffisants.
Pour en savoir plus : Affaires étrangères
Ce n'est pas une bonne nouvelle en soi, mais si plusieurs personnes partent à la retraite d'ici 2010, ça m'offre quand même des perspectives d'emplois intéressantes.
Alors que les championnats mondiaux de hockey sur glace se tiennent en Russie, le choix du capitaine de l'équipe canadienne choque. En effet, quelle ne fut pas la surprise de bien des francophones canadiens de voir que Shane Doan a été choisi pour remplir ce rôle hautement symbolique. Cela crée une telle polémique que les Libéraux et le Bloc québécois ont condamné ce choix.
Shane Doan aurait, lors d'un match à Montréal en 2005, tenu des propos racistes envers les arbitres francophones. La Ligue nationale de hockey (ligue pour le Canada et les États-Unis) avait décidé de ne pas sévir contre lui. Il faut dire qu'il y a au Canada un certain silence complice pour de tels propos lorsqu'ils sont dirigés à l'endroit de francophones dans les milieux sportifs. En effet, la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) continue de donner une place de choix à Don Cherry, un ancien entraîneur recyclé en commentateur sportif, même s'il s'est souvent fait remarqué pour des propos peu flatteurs envers les joueurs Canadiens français et les joueurs européens. Le problème, c'est que CBC est une société d'État financée par les contribuables...
Alors que l'histoire du capitaine de l'équipe de hockey naitonale fait parler au Canada, une histoire de tensions nationales encore plus vives se déroule en Estonie. La décision d'enlever une statue de soldat soviétique deplait énormément à la population russophone d'Estonie, qui compte pour le quart de la population totale. Alors que ces derniers y voient un symbole de lutte contre le nazisme, plusieurs estoniens considère qu'elle évoque plutôt l'occupation soviétique qui s'est terminée en 1991.
La capitale, Tallinn, en est à sa deuxième nuit d'émeutes.
Comme quoi les symboles continuent d'attiser des tensions nationales. Alors qu'au Québec le terme nationalisme est plutôt synonyme de souveraineté, il continue d'évoquer un lourd passé sanglant que les Européens tentent d'oublier. Par contre, il n'est jamais très loin...
Quelle bonne nouvelle de voir qu'on fait partie d'un programme bien coté. Effet, selon une étude américaine, le programme de l'Université Laval d'Études internationales se classerait au douzième rang mondial, sur un pied d'égalité avec ceux du Massachusetts Institute of Technology, de l’Université de Californie à Berkeley, de l’Université de Washington et de l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève.
De plus, notre programme est premier au Québec, devant celui de l'Université McGill, et troisième au Canada. C'est également le seul programme de langue française à se classer parmi les 31 programmes mentionnés par les répondants de cette étude.
Vous pouvez en lire plus en suivant ce lien : http://www.aufil.ulaval.ca/articles/1er-quebec-canada-490.html