6 posts tagged “religion”
Allez voir ce texte paru dans Le Devoir : Un Nationalisme en chasse un autre.
Un professeur d'histoire du CÉGEP du Vieux-Montréal livre son analyse des dernières élections au Québec au regard des tendances nationalistes. Il fait la différence entre un nationalisme conservateur axé sur des valeurs plus traditionnelles qui ferait un retour en force et un nationalisme libéral tendant vers la gauche qui serait présentement en perte de vitesse. C'est un texte bien écrit qui permet de jeter un regard différent sur notre histoire nationale.
Pour les Français, Mgr Bourget était l'évêque de Montréal, Duplessis fut premier ministre du Québec et l'histoire se souvient de lui pour ses positions conservatrices (juste avant la Révolution tranquille) et Mario Dumont est à la tête de l'Action démocratique du Québec, un des trois principaux partis politiques provinciaux qui se retrouve présentement chef de l'opposition officielle au parlement à Québec. Les votes accordés au Parti québécois (parti séparatiste) sont à leur plus bas pourcentage en 40 ans.
Sur le site du journal français Le Monde on peut lire un résumé de l'histoire de soeur Marie Simon-Pierre qui dit avoir été guérie par Dieu grâce à l'intercession de Jean-Paul II. Elle ne dit pas que c'est un miracle et laisse les autorités compétentes en juger. Voici son histoire :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-889823@51-886064,0.html
Dans son témoignage sur le site totus.tuus, en mai 2006, soeur Marie-Simon-Pierre écrit qu'"à partir du 2 avril 2005, la maladie (la) ravageait de semaine en semaine". "Je me voyais diminuer, je ne pouvais plus écrire (...) ou si je le faisais, j'étais difficilement lisible", dit-elle. Le 2 juin, soeur Marie-Simon-Pierre demande à cesser son activité.
Sa supérieure lui demande d'écrire Jean Paul II sur une feuille de papier. "L'écriture est illisible", dit la religieuse. Après le dernier office du soir, la soeur rentre dans sa chambre. "J'ai ressenti alors le désir de prendre un stylo pour écrire. Un peu comme si quelqu'un me disait " prends ton stylo et écris "", affirme-t-elle. "L'écriture était très lisible", s'étonne-t-elle.
Soeur Marie-Simon-Pierre dit qu'elle s'était réveillée en pleine nuit "stupéfaite d'avoir dormi" et de constater que son corps "n'est plus endolori". Elle arrête ses traitements le 7 juin. Un neurologue constate "avec surprise la disparition de tous les signes" de la maladie de Parkinson.
(avec AFP)
Je vous invite à lire cet article qui parle d'une récente décision de la Cour européenne des droits de l'homme au sujet d'un cas d'avortement refusé en Pologne. La Pologne a perdu. La Cour justifie sa décision en faveur de la plaignante en parlant de craintes non-irrationnelles.
Intéressant pour voir quelle tendance prend la Cour et le débat sur la réforme de la constitution polonaise.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-885952@51-886064,0.html
Varsovie condamné à Strasbourg pour le refus d'un avortement thérapeutique
Pris sur le site du journal Le Monde
a
Cour européenne des droits de l'homme a condamné la Pologne, mardi 20
mars, pour avoir refusé un avortement thérapeutique à une femme qui est
devenue quasiment aveugle après son accouchement. En novembre 2000,
Alicja Tysiac, déjà mère de deux enfants, avait demandé à bénéficier
d'une IVG, "de crainte que sa grossesse et son accouchement ne conduisent à une nouvelle aggravation" de sa myopie : trois ophtalmologues l'avaient mise en garde contre ce risque. Mme Tysiac a réclamé un avortement, celui-ci étant autorisé par la loi polonaise lorsqu'il existe "une menace pour la vie ou la santé de la femme".
Seule une généraliste lui a accordé ce droit. Mais le responsable de la clinique de gynécologie de Varsovie a refusé de pratiquer l'IVG, après avoir examiné Mme Tysiac "durant moins de cinq minutes", et refusé de consulter son dossier ophtalmologique. Elle est aujourd'hui menacée de cécité, et ne peut plus prendre soin de ses enfants en raison de son handicap. Elle a porté plainte contre le gynécologue, mais le procureur a classé cette plainte, des experts ayant assuré qu'il n'y a "pas de lien de causalité entre la grossesse et la détérioration de la vue".
Le gouvernement polonais a repris cet argument devant la Cour de Strasbourg, saisie par Mme Tysiac. La Cour juge que, quel que soit l'avis des experts, Mme Tysiac était fondée à réclamer un avortement, puisqu'elle "craignait" une nouvelle aggravation de son état. Et, compte tenu de ses antécédents médicaux, "ces craintes" ne pouvaient être considérées comme "irrationnelles".
Elle note aussi que le risque, pour les médecins polonais, d'être condamnés à trois ans de prison s'ils autorisent un avortement, peut avoir un "effet dissuasif" sur leur diagnostic. Par six voix contre une, celle du juge espagnol, elle estime que l'Etat polonais n'a pas garanti le droit au respect de la vie privée de Mme Tysiac, et le condamne à lui verser 25 000 euros pour dommage moral et à payer 14 000 euros de frais de justice.
A Varsovie, mardi soir, les autorités se sont limitées à des commentaires laconiques : l'arrêt de Strasbourg sera scrupuleusement analysé, et la partie polonaise se réserve le droit de faire appel du jugement dans un délai de trois mois.
Le verdict de la Cour européenne ravive un débat déjà brûlant en Pologne. La semaine prochaine, un projet d'amendement à la Constitution sera présenté en deuxième lecture à la Diète polonaise (chambre basse) pour inscrire, dans l'article 30 ou 38, la protection de la vie "dès la conception". Trois mots qui pourraient se traduire par une interdiction absolue de l'IVG.
Le projet avait été lancé à l'automne 2006 par l'extrême droite ultracatholique (Ligue des familles polonaises, LPR), membre de la coalition gouvernementale. Il avait rapidement été récupéré par le parti au pouvoir, la droite conservatrice des frères Kaczynski (Droit et justice, PiS), par conviction et par crainte de voir le noyau dur de son électorat catholique lui tourner le dos et se rallier à la LPR.
Pour l'heure, la gauche sociale-démocrate crie au scandale, et la droite libérale, principal parti d'opposition, tergiverse. La puissante Eglise catholique polonaise a récemment appelé à garantir pleinement la protection de la vie. La société polonaise reste, elle, largement partagée : à 45 % contre l'amendement, et 44 % pour, selon un sondage GFK publié le 20 mars.
Voici un article dans la section 'insolite' du site du Courrier international.
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Voici un autre texte d'opinion trouvé sur le site du journal québécois Le Devoir. Je le reproduis ici et vous met le lien car je le trouve d'intérêt pour l'ensemble des sociétés occidentales actuelles.
Lien direct vers le site du journal
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Opinion
L'apport musulman pour combler les vides culturels québécois
Édition du lundi 19 février 2007
Mots clés : musulman, Accommodement raisonnable, Religion, Québec (province)
L'actuel débat sur l'accommodement raisonnable, par-delà les craintes d'Hérouxville, le silence gouvernemental et le profond inconfort des institutions laisse en plan l'impensable, soit une accélération de l'Histoire (selon la conception hégélienne) qui fait en sorte que sitôt laïques on se fait rattraper par le religieux et que l'on doive faire une nouvelle synthèse. D'autant plus difficile que l'on ne peut, sinon par une fierté nationaliste hors du commun, nommer les valeurs québécoises. Que l'on mentionne le repli sur soi, le désir d'un certain parapluie d'État, de plus grand hédonisme, aussitôt 20 pays ou États américains lèvent la main.
«Le coeur de la culture vient traditionnellement du religieux» (Charles Taylor). À la suite de l'implosion religieuse du milieu des années 60 (plus de la moitié des religieux sont partis, et la relève s'est complètement tarie) et de la modernisation de la Santé et de l'Éducation, jointes à l'irrévérencieuse joyeuseté hippie, on s'est retrouvé d'office avec une société qui tend vers l'atomisation (familles se défaisant, repères culturels flottants, inconstances de nos élites) et un bébé dans les bras que l'on ne savait reconnaître: la laïcité.Dérives occidentales
L'arrivée musulmane d'importance quoique non massive à Montréal amène à se pencher d'abord sur le visible. Ce fameux voile, le savons-nous, était celui des femmes chrétiennes et musulmanes lors des croisades. Les religieuses (les bonnes soeurs qui m'ont enseigné) le portaient avec beaucoup d'amidon durant mon enfance. Pourquoi nous fatigue-t-il tant? On se souvient de ce temps avec effroi? Pas du tout, je dirais surtout avec nostalgie. C'est le problème de la France que certains groupes de femmes transposent ici sans y mettre toutes les nuances nécessaires.
L'habillement musulman est décent. Au-delà des grandes robes qui vont jusqu'à terre, le jean est moins seyant, le nombril rarement à l'air, la poitrine moins surdimensionnée artificiellement. Cela dépend du contrôle des pères, frères et cousins, dira-t-on. L'habillement est aussi social. C'est une dérive occidentale de le croire uniquement individuel (Henri Mendras). Cela constitue un élément de réponse à l'hypersexualisation des jeunes filles dont il est largement question dans les débats public actuels.
Respect, autorité hiérarchique (parents, enseignants, patrons), politesse. Donc moins de gangs de rue et de violence. Demandez à la police s'il y a des musulmans dans ces dernières? Pour ainsi dire, non! Demandez aux autorités scolaires de révéler le taux de réussite musulman. Le plus fort des allophones.
Est-ce que des femmes peuvent se baigner sans se faire voir par des hommes? Est-ce un accroc à notre conception de l'égalité? Est-ce les hommes et les femmes sont plus égales depuis la mixité scolaire? Pas sûr! Ce sont les garçons qui ont de mauvaises notes, quelle étrangeté.
Prier dans les lieux publics? Une société libérale avancée ne peut physiquement l'interdire, surtout avec Internet et le cellulaire. En France et en Grande-Bretagne, des groupes se donnent le mot et à tel moment tous font spontanément tel geste de prière. Le ridicule tue, dit-on. Puis, une petite prière, croyez-le ou non, est un baume de l'âme, car elle est reconnu comme une méditation naturelle.
Retricotons certaines mailles que l'on a défaites sans penser qu'elles étaient centrales. Que cet apport musulman soit suffisamment un choc -- même s'il ne se vit pas comme un choc là où il se passe, soit à Montréal -- pour que l'on réinvestisse dans des valeurs sociales universelles, que reflètent bien ces musulmans. [...]
http://www.ledevoir.com/2007/01/27/128885.html
Voici une lettre publiée dans le journal Le Devoir au sujet des symboles chrétiens dans la vie publique québécoise. Je crois que l'auteur a su mettre le doigt sur le bobo. Ceci fera peut-être sourire certains Français, dont les lois rendent vain depuis longtemps un tel débat.
Écrite par M. Yves Saint-Denis de Hawkesbury
Publiée dans l'édition du samedi 27 janvier et dimanche 28 janvier
Titre : Crucifix et culture
Les accommodements déraisonnables se multiplient. Les Québécois n'en finissent plus de rogner, de gruger dans l'essence même de leur culture. Au nom du grand éteignoir qui a pour appellation la rectitude politique, le Québec, qui devrait consacrer toutes ses énergies à s'affirmer en tant que pays français d'Amérique, se barbouille de plus en plus des teintes délavées du nationalisme civique. Même que le chef du parti politique qui doit conduire le pays à son indépendance parle maintenant d'enlever le crucifix, un symbole inaliénable de la culture québécoise, du mur de l'Assemblée nationale.
Plus que le symbole chrétien par excellence, le crucifix fait partie
inhérente de la culture québécoise. Les trois composantes qui font
intrinsèquement partie de la culture canadienne-française et, partant,
québécoise sont la langue, la foi et l'histoire. La pratique religieuse
traditionnelle, qui commandait l'observance du précepte dominical, est
une chose. Le catholicisme qui a présidé aux fondements même de ce pays
et particulièrement de sa métropole montréalaise en est une autre. Les
Canadiens français ont déjà trop perdu de symboles, que ce soit la
feuille d'érable verte, symbole des Patriotes révolutionnaires, le
castor industrieux ou encore l'hymne national. L'automutilation,
pratiquée hélas par des descendants aux réminiscences de colonisés, a
assez duré. Gardons le crucifix!
